Les Cafés Jeanne d"Arc

 

Rêvons d'évanescence et abandonnons-nous à la folle beauté des choses ! 

Cet extrait du fameux « Livre du Thé » d’Okakura Kakuzo, publié en 1906, exprime l’essence même du partenariat entre les Cafés Jeanne d’Arc et le Festival du Livre d’Orléans. 

 

De nombreuses raisons nous ont animés pour accepter cette proposition de partenariat qui crée une belle rencontre entre deux mondes inspirants, celui de l’écriture et celui des saveurs et des terroirs.

 

Tout d’abord, l’envie d’accompagner les projets des associations qui œuvrent pour que la ville d’Orléans soit vivante et animée ;

Puis, la volonté de soutenir les initiatives qui visent à promouvoir la création sous toutes ses formes : littéraire, artistique, artisanale, culinaire ;

Sans oublier le désir de rendre ainsi hommage à la grande et longue histoire d’amour qui existe entre le thé et la littérature. 

 

Depuis longtemps, le thé est une véritable source d’inspiration pour les auteurs. On retrouve les instants thés dans de nombreuses œuvres littéraires. 

 

Il n’y a pas de madeleine de Proust sans thé ! La fameuse madeleine est trempée dans une infusion de thé ou de tilleul.

Au pays des merveilles, nous découvrons avec Alice la table servie sous un arbre où le lièvre prenait le thé avec le Chapelier.

Gatsby le Magnifique appelle Daisy pour l’inviter à prendre le thé. 

Le grand écrivain britannique Georges Orwell a publié un essai sur les règles d’or de sa pratique du thé, intitulé « A nice cup of tea » (Une belle tasse de thé).

Sen no Rikyu, l'un des plus grands maîtres du thé japonais a composé « Les poèmes du thé ».

La tasse de thé fait partie de l’univers de nombreux romans classiques britanniques, comme « Jane Eyre » de Charlotte Brontë. 

Le thé apparaît même dans le best-seller controversé « 50 nuances de Grey ».

Il pénètre les pages, il se glisse dans des univers littéraires variés, il instaure des rituels et il crée des ambiances. 

 

Plein de passerelles, plein de liens se sont tissés entre ces deux univers infinis, univers des mots et des saveurs. Deux mondes qui se rencontrent dans la recherche de justesse, de précision, de subtilité. Un duo d’harmonie qui favorise le bien-être et qui réveille la beauté intérieure. Enivrants, envoûtants, ces deux alliés nous apaisent, nous réconfortent, nous font rêver, ils nous permettent de vivre des moments d’authenticité, de capter la poésie qui est présente dans le quotidien, d’éprouver des émotions, de faire travailler notre imaginaire. Ils nous rapprochent des lieux inaccessibles, ils nous font pénétrer dans la vie des personnes que nous n’avons jamais rencontré, ils nous amènent à la découverte des contrées lointaines, …

Quand on a envie de s’évader, de se ressourcer après une journée chargée, de fuir l’excitation du monde extérieur, de se reconnecter avec soi-même, un thé et un livre sont les parfaits compagnons sur ce chemin.

 

Nous honorons ce partenariat avec la création d’un thé spécial, intitulé « Thé des écrivains ».  C’est une rencontre magique entre le thé noir, le maté, les épices, les fleurs et le citron. 

Les épices (anis étoilé, clou de girofle, gingembre, noix de muscade, poivre blanc) appellent au voyage dans les pays lointains, les feuilles de maté permettent de garder le corps et l’esprit en éveil, le citron procure la fraîcheur et la tonicité, les pétales de fleurs apportent la couleur et la poésie. Leur association crée un thé chaleureux et réconfortant, qui suscite l’envie et stimule l’esprit, comme un bon livre.

 

Buvez-le de préférence en lisant un bon livre, les vertus thérapeutiques de la lecture peuvent ainsi se joindre aux vertus procurées par le thé !

 

« Le thé est la boisson des riches comme elle est celle des pauvres, le rituel du thé, donc, a cette vertu extraordinaire d’introduire dans l’absurdité de nos vies une brèche d’harmonie sereine. Alors, buvons une tasse de thé. » (L’élégance du hérisson de Muriel Barbery)